2015 - Madère à pied


 

Madère.

Nous revenons de Madère.

Dans cette île portugaise perdue dans l'immense Atlantique au large du Maroc, nous étions allés chercher du soleil et des températures estivales, des fleurs, en fleur justement, un calme et clément jardin. Envie de chaud, de couleurs, d'aérer les orteils, les guibolles, les aisselles et les oreilles. Nous avons trouvé plus que ça, mais pas vraiment ça !

 

Sacs chargés de tout le nécessaire à une existence autonome et libre, mais sans une once de superflu, nous quittons toute facilité dès la sortie de l'aéroport. Carte à la main, les premiers kilomètres sont charmants : seule une rambarde métallique sépare le trottoir de la voie rapide au cœur d'une urbanisation galopante qui ne laisse pas un arpent de terre voué à lui-même. Quand le béton n'a pas mangé l'espace disponible, alors les terrasses cultivées pompent le sang de la Terre pour abreuver l'Humanité courbée à piocher, gratter le terrain difficile. Nous y reviendrons. À l'étage sous les terrasses, les falaises plongent jusque dans l'océan, dont les eaux limpides et bleues sont séparées du rivage par un liseré d'écume blanche et bouillonnante. Machico déjà, la température incite certains à la baignade. Nous ne sommes pas là pour marcher dans les tunnels et suons abondamment sur les pentes du Pico de Facho, belvédère magnifique sur la pointe de Sao Lourenço, notre objectif. Cactus divers et variés, figuiers de Barbarie, et autres plantes aux feuilles statufiées et piquantes ornent le bord du sentier qui donne un avant-goût sur le caractère déchiqueté de l'île. Caniçal, première bière. Nous poursuivons et installons le premier bivouac dans un creux du terrain à l'abri du vent. Et des regards aussi, entourés que nous sommes d'arbustes protecteurs.

 

Nuit. Calme.

 

Jour. Les nuages couvrent la pointe extrême Est de l'île. Nous sommes dimanche. La coutume ne sera pas à la grasse matinée, le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt. En effet, la pointe Sao Lourenço est encore déserte quand nous y posons les pieds mais bondée d'une foule bigarrée lorsque nous la quittons. Non, nous n'avons pas vu les côtes marocaines par dessus les flots. Trop loin. L'extrémité de la pointe Sao Lourenço n'est pas vraiment une fin de terre. À quelques encablures, dans la continuité, émergent l'île du même nom et plus loin encore, l'île du phare du même nom... Sao Lourenço, paysages arides, terre volcanique offrant toute la panoplie des couleurs issues des entrailles terrestres soumise aux vents du large, vagues teigneuses et rugissantes à l'assaut de la forteresse découpée, claquements secs des lames qui s'abattent dans les anfractuosités de la roche, sans rien ébranler pour autant, dénivelées éprouvantes sur le relief torturé... Machico encore, pour acheter un élément important de notre autonomie, de notre accès à une certaine liberté : du gaz ! Le long d'une levada facile qui serpente sur les hauteurs de Ribeira Seca, nous rejoignons le col Boca do Risco, où il est déconseillé d'arriver avec trop d'élan sous peine de basculer en face, directement dans l'océan. Le sentier à l'aplomb des vagues est perché à 400 mètres, par endroits taillé dans la roche. Sujets au vertige, s'abstenir. La côte sauvage et toujours ce mugissement et cette férocité atlantiques qui se cassent les dents en laissant toute son écume sur le roc impassible. L'exploitation humaine de la moindre parcelle de terrain ne laisse pas beaucoup de choix pour l'emplacement d'un nouveau bivouac. La quête est longue, mais nous serons bien. Vue sur la mer et Porto Da Cruz.

 

Nuit.

 

Jour. Un crachin malsain s'invite au petit déjeuner. Montée de l'océan à une vitesse vertigineuse, la brume nous envahit, nous obligeant à un repli stratégique de la tente. Les ruelles en pente et escaliers martyrisant les muscles nous élèvent jusqu'au col Portela. Sur le parking bitumé, la tente sèche tandis que nous nous remplissons l'estomac d'un sandwich beaucoup trop cher et de fruits inconnus dont un autochtone nous a fait don. La levada du même nom est une invitation à la flânerie, décidément trop facile. Nous décidons de pimenter la journée par l'ascension du Pico do Suno avant d'aller passer une autre nuit sous la tente à 1250 mètres d'altitude, juste sous le Paso de Poiso.

 

Nuit fraîche. Trop fraîche. Les sacs de couchage à 15°C confort sont loin d'être suffisants. Nous gardons polaire, pantalon et chaussettes pour dormir.

 

Jour. Les sommets sont dégagés tandis que la brume maritime ronge les côtes de tous bords. Le guide excursionniste nous charge dans son minibus contenant un groupe d'Allemands consentants à notre incursion le temps de quelques kilomètres, jusqu'au Pico de Arreiro. Les pentes dénudées par les incendies furent couvertes d'une pinède. Avant. Maintenant, la vue plonge. Le Pico de Arreiro n'est pas sans nous rappeler une certaine montagne jurassienne, elle aussi surmontée d'une boule blanche. Ici, l'installation est militaire. Le sentier qui nous mène au Pico de Ruivo de Santana est taillé dans la roche, en escaliers la plupart du temps, en tunnel parfois, vertigineux souvent. Et si un câble de sécurité ne courrait pas sur la majeure partie du trajet, la foule y serait absente, et moi aussi ! Nous sommes au dessus des nuages. Les Pico de Gato, et das Torras sont contournés par la gauche, ou la droite. Le sentier improbable trouve son cheminement dans des pentes incroyables et le regard ne trouve que difficilement la suite dans le relief torturé. Au refuge de Pico de Ruivo nous laissons nos fardeaux le temps de l'aller retour. Une bière plus tard et les gourdes pleines d'eau, nous prenons le chemin d'Encumeada. Les crêtes de lave refroidies subitement font penser à celles qui hérissaient le dos des dinosaures, élans de roche jaillissant, empêchés soudainement dans leur course par la pesanteur et le froid qui les a figé à tout jamais. Le sentier ne s'élargit que rarement, encore plus rarement à plat, aussi nous ne laissons pas passer l'occasion d'un bon emplacement de bivouac à un endroit aussi envoûtant, même à 16 h 30. Les eucalyptus que le feu n'a pas réussi à ronger offrent leur tronc blanc et tortueux à nos regards ébahis, éclats de lumière désordonnés dans le chaos rocheux.

 

Nuit. Calme. Extrêmement calme. Je hais les aboiements des chiens qui se répondent et viennent polluer mon sommeil, je hais les coups d'accélérateur qui se répercutent en écho dans les routes de montagne et envahissent des vallées entières, je hais les réverbères et leur lumière orangée. Nous n'avons rien de tout cela. Silence profond, pas un souffle d'air, ciel étoilé.

 

Jour. Mon coéquipier, totalement débutant dans la randonnée itinérante, apprécie la liberté que confère l'autonomie. Même le sac ne pèse pas assez dans la balance pour inverser la tendance. 20 minutes sous un filet d'eau permettent de remplir les gourdes. Le sentier convoité qui nous permettrait de rejoindre Pico Grande se perd dans une végétation étouffante et piquante, nous obligeant à poursuivre sur Encumeada. Sandwich et bière sont alors un petit plus, une cerise sur le gâteau, car nous sommes autonomes. Nous repartons en direction du Pico Grande par un autre sentier. Un arrêt auprès de quelques maisons de jardin dans les terrasses nous permet douche et lessive. Nous décidons de passer la nuit sur place quand une fillette débouche avec à la main, un pack de 12 rouleaux de PQ. OK compris, on remballe et on s'en va plus loin, après toutefois que la famille nous ait offert un petit verre de vin de Madère, fait maison. Il est alors impossible de trouver un endroit approprié pour planter la tente et nous devons parcourir une certaine distance avant d'installer le bivouac sur un éperon rocheux mais enherbé à son sommet, avec des centaines de mètres de vide sur trois côtés. L'endroit est tout aussi beau qu'insolite. Un bivouac comme on en voit dans les publicités pour les tentes dans les magazines, emplacement improbable dans un cadre à la fois majestueux et imposant. Du big wild...Reste juste à croiser les doigts pour que le vent ne se lève pas, auquel cas nous serions en mauvaise posture. Je crois en ma bonne étoile. Le Pico Grande nous domine, un peu plus loin.

 

Nuit. À décalquer suivant les pointillés sur la précédente. Et toujours trop fraîche.

 

Jour. Le soleil se lève en même temps que nous et débourre du coin de la montagne alors que je passe le seuil de la tente. Si ce n'est pas un signe du destin... L'ascension du Pico Grande sans les sacs, restés au col dans un buisson, est une fois de plus vertigineuse et même technique. Les mains sont utiles par endroits et certains passages sont câblés. Par le Pico de Serradinho et de Malhalda, sur un parcours en crête, nous rejoignons Trompico puis Fontes. Ravitaillement, bière, auto-stop. Le but est maintenant de suivre la levada de Norte. Ces canaux d'irrigation qui amènent l'eau des montagnes jusque dans les moindres recoins, sur les terrasses les plus improbables et dans les terrains escarpés à outrance, défient les lois de la pesanteur, sont creusés à même la roche, parfois même traversent les montagnes par des tunnels. Je n'ose imaginer le nombre d'heures de travail pour arriver à ce degré d'achèvement ainsi que le temps passé à leur entretien. Si les bisses, dans le Valais suisse, qui ont la même fonction, ont été plus ou moins abandonnés puis réhabilités en sentiers de randonnée, les levadas de Madère remplissent encore leur rôle premier et ne sont pas là pour le folklore. L'empreinte de l'homme dans le paysage est ici omniprésente. Mais suivre la levada de Norte s'avère être une affaire plus corsée encore que ce que nous avons déjà fait. Il y a le rocher, enfin..., le talus très abrupt, quasi vertical, vers le haut, puis le canal où l'eau s'écoule en douceur, puis le sentier de 40 centimètres de large puis le vide, profond. Trop profond en tout cas pour espérer rester en vie en cas de chute. Ce sentier est marqué comme étant balisé sur ma carte mais j'ai des doutes. Nous progressons encore, parvenons à un endroit où nous pouvons avancer plus détendus, passons une cascade et enfin... faisons demi-tour. Il est impossible de continuer, le canal s'est mué en tuyau et le sentier disparaît. Nous revenons au point de départ, repassant les endroits impressionnants, et, dans l'impossibilité de planter la tente où que ce soit, nous installons dans un cabanon en béton auquel manquent portes et fenêtres. Les propriétaires viendront nous voir mais le sourire est un passeport très fiable...

 

Nuit. Avec les chiens qui jappent dans le noir pas très loin. J'ai connu pire. Il fait moins froid qu'en montagne.

 

Jour. Changement de programme. Par des escaliers sur 500 mètres de dénivelée, quelque chose comme 2000 marches (certaines sections sont plates), nous atteignons le fond de vallée à proximité de Ribeira Brava, sur la route du col Encumeada auquel nous remontons en stop. Dans la brume et le froid. Une pizza au bar est la bienvenue avant de repartir en montagne, juste alors qu'une éclaircie se pointe. Direction Bica da Cana sur le plateau Paul Da Serra, semé d'éoliennes qui me font toujours, toujours penser à des narcisses. Nous tournons, mon sens de l'orientation me joue des tours et je profite d'un bref lever de rideau et de notre position stratégique sur une crête pour sortir la boussole et déterminer si le village qu'on voit en bas est sur la côte Nord ou Sud de l'île ainsi que notre position. La végétation est luxuriante, les lauriers sont géants et les bruyères, arborescentes. Il n'est pas possible de sortir du sentier mais j'aime savoir où je suis. Le chemin part ensuite dans une direction qui n'est pas celle de la carte, nous nous rabattons sur un gros chemin et trouvons à poser la tente à l'abri du vent en rafales dans une petite pinède, sans avoir la moindre idée de ce qui nous entoure. La visibilité se limite à quelques dizaines de mètres , il se met à pleuvoir et le vent forcit.

 

Nuit. Ventée et pluvieuse. La tente ne bouge pas, nous sommes bien protégés, par contre les arbres qui s'égouttent nous font un boucan d'enfer et même quand il ne pleut pas, il tombe de l'eau. La température oscille entre 4 et 6 degrés et on se pèle !

 

Jour. Aucune visibilité, pluie, brouillard et vent. La journée se passe en somnolence et lecture sous la tente. Elle est longue mais à quoi sert de bouger pour aller tremper les affaires qui sont encore sèches sans pour autant voir quoi que ce soit ?

 

Nuit. Identique à celle d'avant. Mais quand est ce que ça va s'arrêter ? Finalement, on aurait peut-être mieux fait de partir en Écosse !

 

Jour. Nous n'allons pas passer une seconde journée sous la tente. Ma petite bricole pour désolidariser la toile intérieure du toit de la tente fait ses preuves et permet de les remballer séparément tout en étant au sec pour faire les sacs. Et puis la pluie prend fin et un ersatz de ciel bleu nous donne espoir. Nous commençons par trouver un endroit au sec pour ingurgiter un petit déjeuner. Il est temps, nous n'avons pratiquement rien mangé la veille. Nous profitons d'une trouée dans les nuages pour gravir le Pico Ruivo do Paul avant de filer, à pied, jusqu'au site de 25 fontes, que nous visitons. 5 bornes aller-retour pour voir une cascade qui n'est qu'une pisse de chien en comparaison avec celles que nous avons croisé ces derniers jours. Autostop jusqu'à Pico da Fonte do Bispo avant de foncer tête en avant sous une pluie battante jusqu'à un endroit où se mettre au sec. Les vaches en liberté se mettent à courir avec nous, voilà encore autre chose à gérer, nous nous en serions passé, mon compagnon de voyage n'est pas rassuré. Nous arrivons trempés comme des soupes sur les hauteurs de Ponta do Pargo, où nous arrêtons le premier véhicule pour demander au chauffeur où dormir. Il nous pose devant l'hôtel du phare... Douche chaude, lit confortable et constat des dégâts : mon sac de couchage est trempé, comme une bonne partie du contenu de mon sac. Nous ne pouvons partir d'ici avant d'avoir tout remis en état. L'air est humide, la chambre n'est pas chauffée, rien ne séchera.

 

Nuit.

 

Jour. Rien n'a séché. La météo annoncée est mitigée, régime d'averses. Petit déjeuner à volonté... Je négocie avec l'hôtelier le passage de nos affaires trempées au sèche linge. Nous partons à la journée, reviendrons ici ce soir. Auto-stop jusqu'à Prazeres et descente vertigineuse par le sentier historique en escaliers jusqu'à Paul Do Mar. Le chemin navigue entre les barres rocheuses, les cascades et les cactus, le tout à l'aplomb du petit village coloré en bord de mer. C'est superbe. Arrivés en bas, nous arpentons les ruelles pavées et décorées de motifs agréables à l'œil, prenons le temps avant de remonter par un autre sentier tout aussi escarpé jusqu'à Faja Da Ovelha, 600 m plus haut. Retour en stop jusqu'à la chapelle de Cabo d'où nous retournons à l'hôtel à pied avant d'aller passer un moment sur les falaises à proximité du phare. Nous sommes à l'extrémité Ouest de l'île et les bus publics ne viennent ici qu'une à deux fois par jour. Le contraste est fort entre le Sud -Est et l'Ouest au niveau densité de population. Ici, nous sommes dans un trou du cul du monde. Seule la côte bénéficie de soleil, le plafond nuageux est très proche dès qu'on est dans les terres. Et les gens grattent et piochent toujours les terrasses accrochées au flanc de la montagne... Nous récupérons nos affaires, encore toutes chaudes... et sèches ! Nous sommes passés entre les averses, nous mettant à l'abri dès que les grains arrivaient.

 

Nuit.

 

Jour. Auto-stop jusqu'à Santa sur les hauteurs de Porto Moniz où nous descendons par un sentier abrupt du même type de ceux d'hier. Porto Moniz, c'est le lieu des « piscinas naturales ». La roche volcanique en fusion s'est solidifiée brutalement au contact de l'eau et a laissé ces formes noires, déchiquetées, déchirées, extrêmement abrasives, des arches, des cuvettes, des surplombs, bref, tout s'est arrêté d'un coup et l'eau a pétrifié le feu. Le contraste là aussi est fort entre la couleur bleue de rêve de l'eau et celle si lugubre de ces monstres arrêtés en pleine course. Certaines cuvettes se remplissent d'eau de mer à chaque marée, ce sont les « piscines naturelles ». L'eau est froide et le vent s'est levé. Personne ne se se risque à un bain. Nous poursuivons en auto-stop jusqu'à l'entrée de Ponta Delgada. Nous traversons le village et cherchons en vain une plage notifiée sur la carte, avant de remonter le coteau, de replonger sur la mer par ailleurs, de remonter encore en face et d'aller poser nos sacs contre le mur du bar où nous sirotons deux bières en terrasse, avant d'aller planter la tente à peine plus loin. Nous sommes à Arco de Sao Jorge. La côte Nord toute entière est beaucoup moins urbanisée que son opposée, les villages sont minuscules, lovés dans ces écrins de verdure dès qu'un peu de terrain moins pentu est disponible. Les maisonnettes accrochées à la montagne sont pour la plupart fermées, des résidences secondaires, et la vie n'anime pas vraiment ces villages. Quelques chiens hurlent à la mort et de temps en temps, une auto passe...

 

Nuit. Calme, au bout de quelques pieds de vigne.

 

Jour. Nous rejoignons Sao Jorge en stop encore avant de reprendre une partie du littoral escarpé en randonnée et de remonter jusqu'au centre de Santana, histoire d'aller voir les maisons triangulaires et colorées qu'on voit sur toutes les cartes postales de l'île. Site touristique à mort, les bus en stationnement encombrent la chaussée et nous pouvons nous faire photographier avec une jeune fille du pays en tenue traditionnelle devant lesdites maisons. Nous prenons nos jambes à notre cou et fuyons. Nous en verrons plus loin de ces maisonnettes, des authentiques qui ne sont pas là juste pour le folklore. Le prochain objectif est d'aller jusqu'à la Caldeirao do Inferno mais alors que nous arrivons au point de départ après bien des efforts sur le macadam, nous apprenons qu'un éboulement de terrain bloque le sentier. Changement de programme, nous rejoignons Cruzinhas à pied sous un crachin malsain et prenons un bus inattendu jusqu'à Funchal. Un passager du bus nous emmène jusqu'à une auberge de jeunesse où nous nous installons. La température est clémente ici, et il fait beau mais tout le centre de l'île est totalement digéré par les nuages denses. Petit tour en ville.

 

Nuit.

 

Jour. Visite de Funchal dans le flot de touristes. Nous nous retrouvons par erreur au jardin botanique au lieu du jardin tropical mais ce n'est pas grave, en haut il pleut... Puis le port, les quais, la vieille ville et ses portes décorées, ses impasses, ses ruelles pavées et étriquées, la statue de Ronaldo, le marché des fruits et légumes où je me régale de quelques espèces jusqu'alors inconnues de moi. Nous récupérons nos affaires à l'auberge et nous cuisinons un dernier repas avant de jeter le reste du gaz. La station de bus jouxte l'auberge, nous filons à l'aéroport.

 

Nuit. À l'aéroport. Dans la cage d'escaliers pas trop empruntée qui mène à la terrasse, le lieu le plus sombre et le plus silencieux de tout l'édifice, si bruyant et si éclairé... Nous nous installons, gonflons les matelas et sortons les sacs de couchage. Les heures passent dans une demi somnolence, ou un demi sommeil. 4 h 30, réveil, paquetage, sandwich, enregistrement des bagages. Ça sent la fin...

 

C'était Madère. Nombreuses photos dans la galerie.