Aux portes de l'Orient, Phébus


 

Bonjour,

 

"Aux portes de l'Orient", aux éditions Phébus, est la reprise du livre : "L'Asie en vélo couché, du Haut-Doubs à Téhéran" qui était paru aux Presses du Belvédère en Juin 201, actuellement épuisé.

 

Alors que s'est-il passé ?

 

L'éditeur pontissalien n'a pas désiré relancer les rotatives, le livre est maintenant indisponible en librairie. Il était intéressé par le manuscrit de la seconde partie de notre traversée de l'Asie mais désirait repartir sur les mêmes conditions que pour le premier. Ces conditions ne me conviennent pas, c'est de l'édition à compte d'auteur déguisée dans le sens où je dois acheter un grand nombre d'exemplaires, ce qui couvre les frais entiers du tirage. L'éditeur ne prend aucun risque et peu importe ensuite que le livre se vende ou non.

 

J'ai contacté quelques autres maisons d'édition, dont Phébus, qui a examiné le premier livre et le second manuscrit en même temps, et a ensuite donné une réponse positive pour les deux ouvrages. Dès le départ toutefois, le nouvel éditeur m'indique que le second étant mieux rédigé que le premier, il me faudra reprendre le premier sur la forme. Alors, si cela me donne encore un travail supplémentaire (réécrire un livre occupe quelques heures), la nouvelle est bonne puisqu'on me signifie que j'ai progressé...

 

Je suis méfiante lors des premières entrevues avec le nouvel éditeur, ne désirant pas retomber dans la situation que j'ai vécue avec le premier. Je signifie dès le départ ma volonté d'avancer sur ce projet dans la bonne humeur et par le biais de relations saines et franches. Je veux que cela reste un plaisir avant que d'être un travail ou pire : une corvée ! Lles contrats sont signés juste avant notre départ en novembre 2010. Treize mois de statu quo suivent alors. Pendant que nous pédalons entre la jungle birmane et la taïga russe, Phébus met les choses au point avec mon ancien éditeur et à mon retour tout est en ordre et les contrats sont signés par la maison.

 

A notre retour début décembre 2011, après avoir traité les choses les plus urgentes, je me mets au clavier et réécris donc "Du Haut-Doubs à Téhéran", qui deviendra "Aux portes de l'Orient". Le but est clair : reprendre la forme, garder le fond, intégrer les encadrés dans le texte quand cela est possible et que l'utilité est réelle. La correction se fait en parallèle : je fournis les premiers chapitres qui sont lus et annotés avant que je ne continue, ce qui me permet de prendre en compte les premières observations pour la rédaction de la suite et de progresser dans mon style. Les corrections me sont soumises et surtout expliquées, ce que j'apprécie grandement. Le manuscrit réécrit est parti chez Phébus début février 2012.

 

Je suis alors mise directement en relation avec la graphiste qui va travailler sur la couverture. Le manuscrit quant à lui, passe entre les mains d'une seconde correctrice, personne dont le profil est complètement différent de celui du premier correcteur, d'où des remarques complémentaires. Tout est ensuite expédié à la correction "ortho, typo". Entre temps nous travaillons sur la quatrième de couverture et la fiche argu destinée aux commerciaux. Le "Bon à tirer" est validé début avril. Le 24 Avril, le livre sort de l'imprimerie et l'éditeur, après avoir vérifié, m'en envoie deux exemplaires par la poste, que je reçois le 26. Disponible le 7 mai 2012 en librairie. Il est au format 20.5 x 14 cm. Le second livre concernant la partie himalayenne, notre périple de 2009, sera en librairie courant octobre 2012.

 

Pour moi, parvenir à être éditée par la maison Phébus était tout simplement inespéré, inaccessible. M'y voilà.  Je ne sais pas si je réalise ce que cela représente, mais me retrouver entre Bernard Ollivier et SylvainTesson sur l'étagère ne me laisse pas indifférente. Ce qui m'arrive est magique. Même si je pense que le hasard joue forcément son petit rôle dans l'aventure et que la chance me sourit, je sais aussi la masse de travail que j'ai effectué et la détermination que j'y ai mise. C'est dans tous les cas de nouvelles portes qui s'ouvrent sur un horizon qui m'était totalement inconnu, je continue à apprendre et à varier mes activités, je goûte à de multiples choses qui enrichissent ma vie.
Quatrième de couverture :
 
Ils l'ont décidé et ils l'ont fait. Michel et Nathalie Courtet sont partis un matin d'avril 2008 d'un village du Haut Doubs, à vélo couché, pour rejoindre Téhéran sept mois plus tard. En tout, près de 13 000 kilomètres, des cols et des plaines, les Alpes franchies avec des chiens de traîneau et huit pays traversés dont le Monténégro, l'Albanie, la Turquie et l'Iran... Des paysages grandioses et des routes inconnues, autant de rencontres exceptionnelles et des mésaventures pour les deux voyageurs qui réalisent là un rêve de gosse : partir sans contraintes, sans sponsors, et pour seul besoin : l'ailleurs. Aux portes de l'Orient est le premier tome du récit de cette traversée de l'Europe et l'Asie à vélo couché, cet engin inventé dès le début du xx e siècle, confortable, rapide, et garant de liberté, qui aura permis un périple hors des routes habituelles.
Née en 1970 à Besançon, Nathalie Courtet a travaillé seize ans dans l'industrie avant de devenir accompagnatrice en moyenne montagne. Eprise d'espace et de liberté, elle a parcouru le monde et habite depuis toujours dans le massif du Jura.
Michel Courtet, menuisier de métier, est né en 1962 dans le Haut Doubs. S'il n'était a priori pas particulièrement sportif, il a néanmoins déjà fait l'ultra trail du tour du Mont Blanc et s'est lancé dans ce voyage à vélo couché afin de nourrir sa passion pour l'histoire, la géographie, la géopolitique et les autres peuples.

 

Prix littéraire

 

24 mars 2013 : Je reçois, devant une salle comble de 800 personnes, le prix littéraire "Curieux voyageurs 2013" lors du festival du même nom qui se tient à St Etienne depuis trente ans. C'est un festival de films d'aventures, comme le Grand Bivouac d'Albertville, les Ecrans de l'Aventure de Dijon... Une belle récompense.