Histoire d'un livre


 

Suite à notre périple de l'an 2008, nous nous sommes lancés dans d'autres aventures. Il y a eu celle, que vous avez peut-être suivie, de nos tours de pédales de 2009, en Asie toujours et à vélo couché, mais il y a celle, aussi, de l'édition d'un livre.

 

Alors tout d'abord pourquoi un livre ?

 

Il est vrai qu'en partant pour ces voyages, loin de moi l'idée d'en faire le récit. Cependant j'ai toujours pris beaucoup de notes et ce voyage n'a pas dérogé à la règle. ET puis ces notes, je les reprends avec un peu de recul et les mets au propre (ordi), je les imprime et les range dans un carton. Bon, cette fois-ci elles sont allées faire un tour chez un éditeur régional, qui m'a donné réponse positive. C'est ainsi qu'a été édité le premier livre, qui ressemblait à ça (photo).

 

Tiré à environ 900 exemplaires, l'éditeur m'a contraint d'en acheter 500, ce qui est énorme. Il a fallu les vendre, ce qui fut vite fait tout de même. Le tirage a très vite été épuisé. L'éditeur ne voulant pas relancer un nouveau tirage alors que le livre n'avait vécu que moins de six mois, je n'ai pas voulu travaillé de nouveau avec lui pour le second tome, pour lequel les conditions s'avéraient être les mêmes.

 

J'ai alors contacté la maison Phébus, prestigieuse s'il en est en matière de récits de voyage et aventures humaines, qui m'a donné réponse positive également. J'ai racheté mes droits auprès de la première et l'aventure Phébus a commencé.

 

L'édition d'un livre n'est pas chose aisée. Deux principales manières de faire : à compte d'auteur ou par un éditeur.

 

A compte d'auteur : c'est l'auteur qui fait tout, conception, mise en page, qui s'occupe de l'imprimeur, du numéro isbn et de diffuser son ouvrage, éventuellement de prendre les services d'un correcteur, metteur en page ou graphiste. La vente se fait par l'auteur également. Les marges dégagées tombent directement dans sa poche.

 

En passant par un éditeur, une fois le manuscrit accepté par celui-ci, il n'y a qu'à valider les différentes étapes et surtout il n'y a pas à s'occuper de vendre et le livre est normalement bien diffusé. Par contre les revenus pour l'auteur sont très faibles puisque équivalents à 8 % du prix hors taxe du livre, ce qui ne permet pas, sauf à en vendre plusieurs milliers d'exemplaires, à en vivre. Il ne faut pas compter la dessus.

 

Partant du fait qu'il est quasi impossible de vivre de ses écrits, il faut que cela reste un pur plaisir, sinon pourquoi ? 

Si ça n'apporte pas d'argent, le travail n'est pas tout à fait vain quand même. La parution de mes trois bouquins ont fait que je me suis trouvée invitée sur des salons du livre et autres festivals, ce qui permet de rencontrer d'autres énergumènes du même acabit, d'échanger beaucoup d'informations et d'idées, voire même de créer des opportunités et de fil en aiguille, de partir en expédition avec un réalisateur. Bref, de mettre le pied dans un autre monde et d'apprendre encore et toujours et de faire des expériences intéressantes auxquelles je n'aurais même pas pensé.