L'hiver s'en va... moi aussi !

 

Bien.

Il s'est passé pas mal de choses depuis mon retour le 2 décembre.

J'ai été très occupée.

Vérifier, trier, classer la paperasse accumulée. Heureusement mes parents assurent le secrétariat avec compétence lors de mes longues absences.

Puis la saison de boulot a vraiment commencé, j'ai enchaîné les semaines, courant de droite à gauche pour le reste avec le peu de temps disponible. Et puis faire du ski, encore du ski et toujours du ski (de fond).

Fin janvier le bel élan fut coupé par une suite de petits enquiquinements chronophages. Je me suis fait emboutir ma Renault 11, ma sœur m'a prêté une auto (que j'ai toujours). Avec, j'ai crevé sur un parking enneigé où le cric, au lieu de lever l'auto, descendait dans la glace... Puis le lendemain alors que je tentais de rattraper le temps perdu, je me suis fait prendre en photo en Suisse à 60 pour 50 km/h. Entre temps j'ai perdu une couronne dentaire qui a conduit à l'extraction d'une molaire puis je me suis tapé une infection (cause indépendante) et enfin j'ai couru les cabinets médicaux, ostéo et salle de radio pour un mal de genou gauche assez violent. Tout cela s'est terminé par une infiltration faite un samedi soir à 18 h 30. J'ai clôturé ma saison de boulot le 9 mars en clopinant légèrement mais maintenant au repos (relatif), l'amélioration devrait être significative.

Bon, quand même il y a aussi eu des choses plus jolies : mon livre « A pied dans le Caucase » a été sélectionné pour le prix littéraire du festival du film d'aventure de Lons le Saunier, mais n'a pas eu le prix. Il faut dire qu'il y avait du beau monde en face, un éditeur, un reporter journaliste, un écrivain...haut magistrat. Bref je me demande déjà comment mes bouquins arrivent à passer les sélections et pour le reste je ne me fais jamais d'illusion.

En parlant de bouquins, les trois premiers, édités chez Phébus et qui arrivaient à rupture de stock, ont été réimprimés. Et puis aussi j'ai revu des amis que je n'avais pas vus depuis très longtemps, avec qui j'ai fait beaucoup de ski de rando alpi il y a deux décennies ou d'autres avec qui j'étais à l'école primaire, maternelle même pour un d'entre eux, bref... partie de mes conscrits. Après avoir cru que je ne verrais plus ma Renault 11 et quelques coups de fil à l'expert et à mon assurance, il est avéré que je peux la garder en l'état. Un carrossier me la remettra en ordre avec un délai de trois mois, je ne la verrai donc à nouveau qu'en rentrant.

 

En rentrant ?

 

Euh oui, parce que plus les années passent plus elles passent vite c'est bien connu, donc il ne sert à rien d'attendre des jours meilleurs à regarder tourner les heures, il faut foncer !

 

Le premier élément de mon futur vélo que j'aie reçu ?  La selle !

 

J'ai commandé un cadre Surly Troll. Polyvalent, il me permettra de changer facilement de tailles de roues, de types de freins, de type de transmission au gré des voyages, des finances, des envies, des projets... Il me permettra de rouler sur le macadam mais aussi sur des pistes bien défoncées ou des single track. J'ai des projets plein la tête. Dessus, je vais mettre des composants que j'ai déjà en bonne partie, récupérés sur deux VTT qui dorment dans mon garage, dont un très vieux (mon premier) et un autre plus haut de gamme et plus récent que j'avais acquis d'occasion.

 

Une fois tous les composants rassemblés (cette semaine), je procéderai au montage (à l'heure qu'il est j'ai commencé), comme une grande, enfin... j'espère. Puis je verrai pour la bagagerie même si tout est quasi clair dans ma tête. Il faudra faire des essais. Il faut aussi contrôler tout mon matériel de camping, il y a des réparations à faire, des choses peut-être à changer. Et puis faire le tour de l'équipement vestimentaire car j'ai quasi tout mis à la poubelle à Buenos Aires avant de rentrer, tout était râpé !

 

Puis il y aura les formalités, impôts, transfert de courrier, assurance, carte bancaire, téléchargement de nouveaux livres dans la liseuse et de musique aussi, certaines choses sont déjà en cours.

 

Et je serai prête !

 

Pour aller où ?

 

Pas trop loin, comme un test de ce nouveau type de vélo. Eh oui, passer du vélo couché au vélo droit n'est pas sans appréhension... Vers l'Est, sans avion, sans visa. Juste ce qu'il me reste de passeport et de carte d'identité. Tout sera périmé en mars et mai l'an prochain. Ultimatum. Je pense rentrer pour les premières neiges. Une boucle, départ et arrivée dans le val d'Orbe. Chez moi. J'ai envie d'aller voir l'ex Yougoslavie d'un peu plus près mais aussi l'Ukraine, la Moldavie, Berlin, Amsterdam, Gand, Bruges et Anvers, la Transnitrie, le Kosovo, les Tatras... D'aller voir Buzludzha et les Spomenik de Tito, bref d'aller traîner à l'Est avant de rentrer par la Grèce et l'Italie.

 

Euh non, il n'y a pas d'itinéraire tracé sur cette carte, c'est juste ma zone d'action, mon terrain de jeu pour 2019. L'itinéraire se dessinera au gré des envies, de la météo, des rencontres que sais-je encore...

 

De chez moi à Kiev, capitale de l'Ukraine, il n'y a que 2300 km. Quand je vous dis que je ne pars pas loin, 25 heures de bagnole ! Ceci dit mon petit tour risque de faire beaucoup plus !

 

Je n'ai même pas eu le temps de trier les photos du précédent voyage et à ceux qui me demandent si je suis en train d'écrire un nouveau livre, je réponds simplement qu'actuellement la priorité est ailleurs : voir, sentir, toucher et entendre : VIVRE !

 

Départ prévu juste après le détartrage du 19 avril...