Salut !

Pour commencer j'espère que tu vas bien, que ce début d'an pire venu remplacer l'an foiré ne t'affecte pas trop. Il faut lutter contre la morosité ambiante, balance la télé par la fenêtre, éteins la radio, sors humer l'odeur de la terre qui se réveille et écoute la nature qui se fout bien des injonctions gouvernementales !

Au niveau boulot, mon hiver est très vite résumé : je n'ai travaillé que quatre semaines réparties sur deux mois, en tant que formatrice (à l'extérieur tout de même). Tous les séjours itinérants ont été annulés pour diverses raisons, parfois cumulées.

 

Alors j'ai usé la neige, skié, skié et encore skié. Ce n'est pas terminé mais la motivation commence à s'effriter. Je suis sortie beaucoup, longtemps et souvent. Et puis plein d'ami(e)s, de connaissances, sont passé(e)s par ma mansarde. Je sais, je devrais me taire mais je ne vais sacrifier ni ma santé mentale ni mes relations sociales parce que des politiciens ont décidé de nous isoler les uns des autres. D'ailleurs force est de constater que grâce à ces circonstances particulières, les liens amicaux avec certaines personnes se sont renforcés...

J'ai eu beaucoup d'équipement outdoor à tester : frontale, tee shirt, sous-pull alpaga, pantalon stretch pour activités hivernales, chaussures chaudes et solides, panneau solaire et sa batterie externe super légère, sac à dos ultralight. J'attends encore une veste imperméable, une tente très légère et une paire de chaussures de randonnée. Et je me suis retrouvée fin janvier dans un tableau sur OutdoorGo magazine, entre Mike Horn et Laurence de la Ferrière, Mathieu Tordeur et d'autres...

Donc me voici libre comme l'air et bien sûr des idées de cavale plein la tête.Vouloir partir à l'autre bout de la Terre me semble encore ma foi bien aléatoire cette année, soit, j'ai décidé de poursuivre ma visite des massifs montagneux de l'Hexagone.




L'idée est de partir sur mon biclou vert depuis chez moi, suivre un moment la Bienne et l'Ain, traverser la Chartreuse heureuse, puis le Vercors encore, le Diois, les Baronnies provençales, le Lubéron, les Alpilles, la Camargue dans une tenue d'apiculteur à cause des maringouins et la Narbonnaise, les Corbières et les Fenouillèdes. Ce chemin là est prêt, tracé, étudié, passé à la loupe. Il emprunte principalement des pistes forestières et des petites routes blanches, pour être tranquille dans la nature le plus loin possible des tôles hurlantes, même si cela fera sans aucun doute mal aux guibolles. Un peu à l'Ouest de Perpignan, j'appuierai ma monture contre un mur, troquerai les deux roues contre de bonnes semelles, les sacoches contre un sac à dos et partirai poncer du caillou dans les Pyrénées, en long en large et en travers, en France, en Navarre et en Aragon, pendant 4 ou 5 mois. Puis je récupérerai mon bicycle à pédales, toujours vert j'espère, pour rentrer par un tracé totalement inconnu à ce jour jusque dans mon Jura, puisque l'élastique quand il se détend, me ramène toujours entre une racine de gentiane et une autre d'épicéa.

Voilà le programme.

Une partie de l'hiver fut occupée à collecter le matériel nécessaire à un allègement important de mon paquetage qui était trop lourd l'an dernier. Les articles reçus pour test seront pour partie du voyage. J'ai aussi changé de duvet, d'appareil photo, de couteau, ne prendrai qu'un quart de ma serviette (25 x 30 cm sont largement suffisants)... Le tout me permet de gagner déjà 2.6 kg sans rien concéder au confort. J'espère arriver à 3 kg en moins, ce qui est énorme quand tout est sur le dos.

Je pense avoir tout dit. La date de départ n'est pas définie encore, je ne suis pas prête, je dois offrir une nouvelle chaîne à ma bicyclette, attendre que les bourgeons éclatent et que le vert des feuilles nouvelles m'éblouisse !

Je te tiendrai au courant !

Porte-toi bien et à bientôt !