Départ en fanfare

 

Quelques jours de repos à Prats m'ont fait leplus grand bien, mais quand-même, je n'aurais pas du rester inactive. J'aurais dû aller marcher un peu, mes jambes me l'ont fait cher payer les premiers jours. Thierry, Thérèse et une amie à eux m'ont déposée au Port de Lers après un généreux pique-nique au bord de l'étang éponyme. Sur la route, nous avons croisé des buffles, oui, des buffles, il reste un seul éleveur, à Massat, donc juste en dessous. Dans les rafales ils m'ont lâchée au bord de la route et je suis partie par un sentier dans la montagne… Pas de sentier balisé ou alors mal, il me faut déjà naviguer dans les

 

 

passages brumeux. Le lendemain, je me souviens avoir remonté tout le vallon d'Ars, célèbre pour son impressionnante cascade. Pour ne pas redescendre dans des fonds de vallée, j'ai parfois coupé au travers, en croisant les doigts pour que ça passe,... parfois un peu scabreux ! Des champs pentus de rhodos, ou des pentes herbeuses glissantes bien assez inclinées, quelques courts passages où mes mains furent utiles à nous hisser, mon sac et moi. J'étais motivée, partout autour on m'annonçait des "tuc", et je les aime les "tuc". J'ai déchanté vite fait en me rendant compte qu'hormis un seul point commun ( le goût salé mais ici celui de ma sueur), ils n'avaient rien à voir, ceux ci désignant des sommets. Et les cabanes ouvertes sont ici des turons, avec des bas flancs ou des couchettes. Les 2 premiers jours, j'ai croisé un seul randonneur, qui a dormi à la cabane du lac d'Hillette, comme moi. Le lendemain fut encore une journée difficile, avec un très fort sentiment d'isolement, pas un chat, pas de réseau, le sentier balisé GRT (transfrontalier) qui disparaît dans les orties, des passages de névés et des appréhensions à chaque virage quant à la praticabilité de la suite de l'itinéraire, notamment vers le col de Marterat, qui marque mon entrée en Espagne. Je quitte le PNR des Pyrénées ariègeoises. 

 

Ensuite ce fut du gâteau, un orage de grêle par ci, des sangliers par là, des chevreuils et des bouquetins en veux tu en voilà, un lièvre, des rapaces et quelques carcasses de bétail dont il ne reste que le squelette. Des zones très sauvages, pas fréquentées du tout et donc désertes. J'ai navigué pas mal, je me suis parfois trompée, ai dû rebrousser chemin, pas sur long heureusement, trompée par les contournements de névés. Bref… je ne peux pas parler d'un départ cool… direct dans le bain.

 

 

Après 3 jours de marche, j'atteins Dorve, premier hameau, personne, fantôme, puis la Guingueta d'Aneu, Jou et enfin Espot, premier ravito. Une seule épicerie dans ce patelin touristique. Les prix ne sont pas affichés et en me voyant débarquer avec mon gros sac sur le dos, la commerçante sait que j'ai besoin de sa marchandise. Elle a des dollars qui tournent dans les yeux et l'attitude qui va avec. Elle essaie d'être aimable et jubile et voyant les articles s'amonceler sur le comptoir. Ah oui, ça fait mal, la note est salée, quelle solution ais-je ? Il me faut à manger.

 

J'entame ici la traversée du Parc National des Encantats et cela devrait m'occuper quelques jours. Après 3 heures de montée, je me retrouve sur ma trace de l'an dernier. Je me souviens de la souffrance, je me souviens au mètre près du bivouac où je ne savais plus comment faire pour assumer le minimum, mon genou se dérobait dès que je mettais du poids dessus. J'avançais comme je pouvais avec ma genouillère et sous médocs à fond. Et là je passe comme une fleur, bienheureuse… Je tiens ma revanche… faire en sorte que ça dure. Je quitte rapidement mon itinéraire de 2021, et vais voir ailleurs. Les Encantats (dont la traduction est, me semble t-il, les enchanteurs) est un massif minéral avec beaucoup de chaos granitiques qu'il faut traverser, monter, descendre. On entend parfois les torrents mugir sous les gros blocs, il ne s'agit pas de laisser échapper quoi que ce soit, hormis quelques jurons. Les sentiers ne sont pas roulants, les

 

 

kilomètres ne se font pas vite, mais il ne se passe pas souvent plus d'une heure sans avoir un nouveau lac. C'est très beau, l'eau dégringole partout et le beau temps est de la partie, ce qui ne gâche rien. Je croise un peu de monde… un peu. Je me lave à l'eau glacée des lacs et des torrents, y rince mes fringues qui sèchent en pas bien du temps, fait mes étirements tous les jours et prends soin de ma personne en allant mollo. Mon panneau solaire charge ma batterie en journée sur mon sac à dos. Tout fonctionne. En short et tee-shirt du matin au soir, je me bats parfois contre les mouches, les moucherons, les fourmis et les moustiques de merde ! J'ai recroisé un guide avec qui j'avais discuté l'an dernier… il se souvenait de moi !

 

Le mercredi 15 juin à 15 heures j'ai rejoint ma trace de 2021 juste avant le refuge où j'avais passé 3 nuits, en espérant en vain que la douleur s'atténuerait… Cette année j'y fais juste le plein de ma gourde à la fontaine, ne me fais pas connaître, et je poursuis, l'orage menace. D'avoir refait cette descente me questionne : mais comment avais je pu descendre ça avec une fracture du plateau tibial ? Un truc de dingue. Me voici donc pour de bon dans la continuité quasi un an après, presque jour pour jour…  

 

 

Je remonte ensuite le val de Rius, puis par un parcours succintement marqué de cairns, passe au lac Redon et grimpe au Tuc deth Port de Vielha. Une variante au GR11 qui m'emmène ensuite à Vielha.

 

J'étais contente d'atteindre la ville en ce vendredi matin, fraîche et pimpante, mon coeur en joie à l'idée de manger quelques fruits et légumes frais… Supermarchés fermés, commerces fermés… !!. Consternation, que pasa ? Jour férié dans le val d'Aran. Le 17 juin, il y a un seul petit endroit dans le monde où TOUT est fermé, c'est exactement là où je suis pour faire mon ravito pour 6 jours ! J'aurais eu 10 fois le temps de passer ici hier. Bref contrariée par le fait d'avoir été obligée de me ravitailler pour 6 jours de montagne dans les 4 mètres carrés d'un magasin de station service Repsol ( j'ai tout de même des sardines, des pâtes, du chocolat, du fromage et de la merde, le tout m'a coûté un bras encore) j'ai décidé de sauter dans le bus qui m'évite 9 km d'asphalte le long de la Garonne. Et à Es Bordes, pas remise de ma contrariété matinale, je marche en tendant le pouce pour les 9 km de bitume qui suivent, jusqu'à Artiga de Lin. Un Anglais, volant à droite, dans une voiture immatriculée en France, avec à son bord une Parisienne et un Sud Américain, m'a donc prise en stop en Espagne. Une voiture par heure sur cette route, je n'ai marché que 2,5 km. Ceci m'a permis de grimper ensuite jusqu'à 2330 m au Port dera Picada, où les nuages trop noirs, les jolis coins plats de verdure et les petits ruisseaux m'ont incitée à vite

 

 

monter ma tente avant de faire encore un peu de lessive ( mon passe temps favori dès que j'ai une heure à tuer et qu'il fait beau). Cette partie en stop m'a fait gagner pas mal de distance et par le fait, j'ai un jour de trop de ravito… À l'heure où j'écris cette partie, il ne reste qu'un coin de ciel bleu, c'est au dessus de ma tête, mais ça monte ça noircit et ça gronde partout. Le petit coin de bleu se referme peu à peu…

 

Le jour suivant, je suis passée en France au niveau du Port de Vénasque, très couru en ce samedi matin. Une descente interminable par des lacets innombrables vers les Hospices de France et je chope le sentier de l'impératrice pour aller dans le cirque de Glère, le col Sacroux, le col Pinada et là, hop, je sors de mes prévisions pour ne pas redescendre et monte jusqu'au lac Celinda, superbe, puis le lac Charles, magnifique, et enfin le lac Bleu où je capitule et me pose. Le temps est calme, je me lave dans le lac je me couche tranquille. C'est l'arceau de ma tente, en venant s'écraser sur mon nez, qui m'a réveillée vers 22 h 30. Des bourrasques aussi violentes que soudaines, un coup dans un sens un coup dans l'autre. J'ai passé une partie de la nuit à tenir l'armature de la tente en croisant les doigts pour qu'il n'y ait pas de casse. Et au matin, dès qu'il a fait jour, j'ai replié comme j'ai pu et suis partie, pas la peine d'attendre un malheur.

 

 

Toute la journée a été ventée, à se faire parfois sérieusement bousculer. Mais la sente oubliée du cirque des Crabioules, parcourue avec un compagnon éphémère, fait oublier tout le reste par son attrait. Un truc dommage tout de même, c'est que j'ai l'impression de décrire un cercle depuis 2 jours, dont le point central n'est autre que l'hideuse station de Super Bagnères, super beurk, immanquable ! Plus loin, j'ai rejoint les traits rouge et blancs du GR 10, que je me vois contrainte de suivre jusqu'à Loudenvielle. En effet, mon itinéraire par le haut ne passe pas sans crampons et piolet car il reste trop de neige. Dommage ! J'abandonne aussi l'idée de monter la tente dans ce vent de folie et passe la nuit au refuge d'Espingo.

Je me dirige alors vers Saint Lary Soulan par le lac d'Oo et le couret d'Esquierry, Saint Lary où je pourrai, j'espère, manger quelques fruits frais…

 Et je suis désolée si la mise en page est dégueu sur un écran d'ordinateur, je fais tout avec mon smartphone, c'est assez fastidieux et je ne vois le rendu que sur mon petit écran... Merci de votre compréhension.

Premier objectif atteint !

 

Salut salut, 

Devinette : j'en ai montées et j'en ai descendues, des froides et des chaudes. Mais des chaudes je n'ai fait à personne, c'est pas le genre, sauf à mon vélo peut-être. Si je les monte, elles mènent la plupart du temps à des endroits qui justement les entourent et les rendent chaudes. La réponse est une expression française aujourd'hui quasi abandonnée qui signifie " flatter", un peu roucouler comme ça. Les 10 premiers qui donnent la bonne réponse peuvent manger un figolu.

 

 

Bon, je suis partie à la minute où les routes ont été sèches suite à la dernière averse du mardi 24 mai. Par le Massacre. Mais qu'on se rassure, quelques heures plus tard, j'admirais le coucher de soleil depuis les roches d'Orvaz, en me demandant si ce bivouac serait le plus beau de l'été et par conséquent, si ça valait la peine d'aller plus loin. Le lendemain, le vent venant du Nord, il m'était plus simple de poursuivre vers le Sud… Dès que je suis arrivée au pays des clochers pointus et des cultures en patchwork, et que je suis donc descendue du Jura, j'ai pu déclarer ouverte la saison de la maraude aux cerises, je précise toutefois que je ne me sers que sur ceux en bord de route, semblant n'appartenir à personne.

 

 

J'ai longé le Rhône 30 km une première fois puis ai shunté son grand virage de Lyon pour le récupèrer de Andacette à St Vallier. Mais le plat m'ennuie. J'ai alors commencé une longue série de gorges, cols, sommets, plongeons et dégringolades, jusqu'à l'arrivée. J'ai remonté la Cance, suis passée par Lalouvesc et par une route en corniche où l'odeur des genêts me tapissait les narines, j'ai rejoint Lamastre un jour de marché producteurs. Ensuite j'ai compris pourquoi au " Vivarais", on associe toujours les monts. Ah oui, c'est pas plat. Et puis de St Sauveur de Montagu, j'ai monté, monté encore, pour aller, sous l'œil incrédule des badauds en doudoune, me laver la tête par un vent tout aussi glacial que l'eau à la fontaine de Mézilhac. Je voulais être présentable pour aller voir le premier jet du grand fleuve, au pied du Mont Gerbier de Jonc. M'y rendre à vélo un dimanche de week end d'Ascension n'était une idée que moyennement lumineuse. Je ne sais pas s'ils étaient pressés de monter sur le tas de cailloux avec leurs gosses et leurs chiens mal élevés ou d'aller voir l'eau sortir du bout de tuyau, mais les automobilistes avaient le pied bien assez lourd et le volant pas trop maniable pour me laisser un peu d'espace. Une fois sur place, je ne me suis pas attardée très longtemps même si la vue depuis là haut est plutôt sympathique. La descente sur le Burzel par la route de 2,5 mètres de large a laissé la marque des poignées de freins sur mes mains ad vitam aeternam mais ça valait son pesant d'or.

 

Les Monts d'Ardèche, la vache ! Ou des Cévennes déjà ? Je ne sais plus. Col de la Croix Bauzon, col de Meynard, Borne. Ouh là, Borne ! Cherchez ce village de Lozère sur la carte car vous n'y passerez jamais tant il est paumé. Il faut en vouloir. Accessible par des routes où l'herbe pousse entre les passages de roue, il est pourtant habité à l'année et on y voit, entre autre, une tour médiévale pas mal conservée. Et des coteaux entiers jaunes de genêts odorants. J'en suis sortie par le col de Printazanier et ai rejoint Notre Dame des Neiges sous une chaleur accablante par un chemin en caillasse sur 8 km. Avant Villefort j'ai passé une journée entière sous ma tente pour cause de météo maussade, à lire. Pas envie de prendre le risque d'avoir à monter ma tente en catastrophe sous l'orage et dans le vent à 1400 m. Petite joueuse ! C'était mieux le lendemain d'aller côtoyer le pied du Mont Lozère par un temps parfait. J'ai fait mon Antoinette dans les Cévennes sur un bout de GR avec mon vélo entre le Mas de la Barque et l'Hôpital. Très beaux, les paysages m'ont enchantée. Dégringolade au Pont de Montvert, que le Tarn traverse. Moi j'ai traversé le Tarn et le bourg en même temps pour me diriger vers le charmant village de la Barre des Cévennes. Je me souviens d'un superbe bivouac sur le GR7-67, qui pourrait ressembler à celui des roches d'Orvaz. Juste les vaches ne sont pas des Montbéliardes et en face c'est le Causse Méjean. Et puis il y eut le géant du secteur, le Mont Aigual, 1569 m et point culminant de mon parcours. Du sommet j'ai cherché la mer sans la voir. Descente de la Dourbie. Les villages sont tout de même fichtrement jolis depuis que j'ai quitté le Rhône, depuis que je suis sur une diagonale du vide, une zone d'hyper ruralité qui n'en finit pas. PNR du Haut Jura, PNR des Monts d'Ardèche, PN des Cévennes, PNR des Grands Causses, PNR du Haut Languedoc. Des forêts domaniales à foison… Sur la montagne de L'Espinouze, je me suis faite dévorée par les suceurs de sang, pourtant à 1060 m d'altitude, sous les plantations d'épicéas et d'éoliennes, aussi moches les unes que les autres. Le vent marin qui apporte une humidité démentielle n'a pas bien des avantages. Je poisse, je colle, rien ne sèche, je marine dans mon jus. Beurk.

 

Puis il y eut encore la traversée du Lodévois, puis du Minervois, puis toutes les vignes des Corbières. Sur les petites routes blanches depuis des centaines de km, je tire des bords quand la pente est raide et je roule à gauche si c'est là que se trouve l'ombre. 

 

Et puis il y a eu cette dernière journée… de dingue. Partie de Féline Minervois, j'ai croisé l'autoroute à Capendu avant de passer la montagne d'Alaric, de remonter les gorges d'Orbieux, de passer sous le château d'Auriac, de sillonner les gorges de Galamus avant de passer à l'aqueduc d'Ansignan et de voir enfin au détour d'un virage la tour de Prats de Sournia. 132 km, 2020 de d+. Mais quel bonheur d'arriver dans ce bel endroit, d'où je vois à la fois la grande bleue et le Canigou, et surtout chez mes chers amis, dans cette maison que je connais bien.

 

 

Sur ce trajet vélocipédique, que des bivouacs sauvages, que des douches à poil dans la nature à la bouteille, lavages de cheveux et lessives aux fontaines, recharge de mes appareils au solaire. Oui, j'ai toutefois besoin d'épiceries…

 

Des désagréments ? Oui la moiteur du "marin", les moustiques, les fourmis, les tiques, et les nuits parfois en pointillés, réveillée par des gros mammifères dont j'investis le territoire. Sangliers, chevreuils, renards, cerfs… Et dans ces cas-là, je peux vous dire que je jubile. Oui, je jubile, de me sentir au milieu d'eux, dans la nature. De me sentir animale moi aussi. 

 

Pas beaucoup de rencontres mais des gens sympathiques voire prévenants, avec des accents qui changent au fil des kilomètres, pour devenir chantant. Et ça fait toujours du bien.

 

Un constat toujours : mais bordel que ce territoire est beau, que les villages ont de la gueule, que la pierre des murets et des maisons est belle ! Diversité du bâti, de l'occupation du territoire par l'homme pour ses activités agricoles, des clochers, des paysages, de l'élevage, des terrains… Mais partout le manque d'eau, les sources taries, les ruisseaux secs, les fontaines tristes, des cascades qui n'ont que le nom, la terre craquelée font souci aux habitants…

 

 

Je suis posée ici pour 2, 3 jours, le temps de donner un coup de chiffon à mon vélo avant de l'entreposer pour quelques mois j'espère, de laver ma garde robe, de me reposer un peu, de préparer ma marche et de vous donner ces nouvelles. 

 

Mon départ à pied est prévu de Ustou, en Ariège, pas très loin de Aulus les Bains. 

La vie est belle.

 

Ciao ciao. Et n'hésitez pas à vous abonner à la newsletter pour être au courant des mises à jour.

 

 

C'est reparti...

 

Oyez oyez braves gens !

 

Cela fait 10 mois et demi que je suis chez moi. J'ai vu passer un été, un automne, un hiver et un printemps. Les bourgeons ont explosé il y a deux semaines, l'herbe est vert fluo. Nous avons cette chance, ici, d'avoir de l'eau et de la fraîcheur.

La dernière fois que j'avais passé une si longue période sans bouger de manière significative remonte à 2013. 9 ans...

Je vais repartir. Demain, mardi après-midi. Je le sais depuis 5 minutes, allez... quelques heures, peut-être quelques jours.

J'ai terminé de travailler vendredi, je n'ai plus aucun engagement avant début novembre, me voici donc avec 5 mois et demi de liberté.

Me préparer, trier, tout mettre en ordre, lessiver, ne rien oublier... Même si je suis rôdée en la matière, j'avance méticuleusement, avec application.

 

Je pars découvrir les Pyrénées, comme l'an dernier, et j'espère, en prenant soin de moi, pouvoir rentrer cette fois-ci autrement qu'en ambulance et pas avant la fin d'octobre. Je devrai aller tranquille, boire beaucoup, bref... prendre soin de mon organisme. Une espèce de test.

 

Comme l'année passée, j'ai d'abord l'intention de descendre jusque dans les Pyrénées orientales chez mes amis Thérèse et Thierry où je laisserai mon vélo vert. 1000 km. L'itinéraire sera évidemment différent, moins long, plus direct mais montagneux tout de même. Après le Jura sud, je rejoindrai le Rhône dont je couperai le grand virage de Lyon pour le rattraper un très bref instant, puis je filerai dans les monts d'Ardèche, les Cévennes, le Languedoc... J'ai pour objectif de visiter le Mont Gerbier de Jonc ainsi que le Mont Aigual, entre autres... De chez mes amis je rejoindrai le point de départ de ma marche (vers Ustou) par un quelconque moyen motorisé. Puis je marcherai... longtemps. J'ai envie de silloner le parc des Encantats, c'est là que la douleur m'avait obligé à prendre au plus court, puis à stopper. J'ai une revanche à prendre. J'aimerais traverser ce massif autrement qu'en utilisant mes bâtons de marche comme cannes anglaises, pour profiter pleinement de ce qui m'avait paru très beau malgré ma fracture du plateau tibial. Et puis je continuerai... si le cœur m'en dit.

 

Contrairement à l'an dernier, je ne transporterai pas toutes mes affaires de marche sur mon vélo, elles partiront demain également, soigneusement emballées, par Mondial Relay. Je devrais ainsi être légère.

 

Ces derniers jours ont été étouffés de chaleur, mais à partir de ce soir et pour les sept prochains jours, les températures annoncées oscillent entre 7 et 20 degrés. Et ça ira très bien comme ça. Un vent du nord semble se préparer à souffler, je suis preneuse !

 

Comme d'habitude, je tâcherai de mettre mon site à jour régulièrement. Je croise les doigts pour une météo complaisante, de la pluie seulement entre 23 et 4 heures, et des journées pas trop chaudes.

 

A tout bientôt sur les petites routes, les chemins, les sentiers...